• Combustion Spontané

     Combustion Spontané


    On retrouve dans une pièce un corps humain réduit complètement en cendre. Les autres objets de la pièce ne sont pas touchés. L'auto-combustion est l'un des nombreux mystères de la science. Il y a plein de cas qui prouvent que ce phénomène existe bien. Ce qui fait défaut, ce sont les explications scientifiques du phénomène. L'auto-combustion réduit en cendre la chair et les os en quelques instants. Comment ce phénomène peut se produire, alors que l'on sait parfaitement qu'il faut de longues heures à un feu intensif d'un crématorium pour calciner la chair d'un corps humain. Même après l'incinération on doit broyer les os qui sont restés quasiment intacts.

     

     

    Il y a aussi d’autres interrogations à propos des cas. Tout d'abord, la plupart du temps, la victime est retrouvée dans une position naturelle, comme si tout s'était passé en un instant! Un autre problème est l'intensité de la chaleur dégagée et l'étendue des brûlures fait à l'environnement. Il faut une température d'au moins 1650 °C  pour consumer un corps humain. Une telle chaleur réduirait tout en flammes dans un rayon considérable et mettrait le feu à une maison. Cependant  dans la plupart des cas de combustion humaine spontanée, on constate que le feu ne s'étend pas. On ne compte plus les corps entièrement consumés dans des lits intacts, les corps pulvérisés en cendres dans des fauteuils à peine roussis, les corps carbonisés dans des vêtements restés en bon état. 

     

     

    Un autre problème est celui de l'étrange silence des victimes. Celles-ci sont incapables d'appeler à l'aide ou de se sauver. Il existe quelques cas ou la victime est vivante mais cela aide peu les scientifiques car la plupart du temps elles sont incapables de raconter leur mésaventure.

     

    Ce qui reste après une combustion spontané

     

    - les brûlures ne sont pas réparties également sur le corps; les extrémités sont habituellement intactes, tandis que le torse souffre habituellement de la brûlure la plus grave.

    - dans certains cas le torse est complètement détruit, les os étant réduits complètement en cendre.

    - de petites parties du corps (un bras, un pied) demeurent non brûlées.

    - fréquemment peu ou rien autour de la victime n'est endommagé, excepté peut-être la tache exacte où le corps a prit feu, le feu ne s’est jamais écarté du corps. L'habillement souvent est à peine légèrement brûlé.
     
     

    Quelques cas

     

    La comtesse

    Premier cas qui a été dévoilé est celui de la comtesse Cornelia Bandi qui date du 4 avril 1731. Le tout s'est passé en Italie, près de Vérone. La comtesse était âgée de 62 ans et elle n'a jamais eu de maladie de sa vie. Ce soir-là, elle dîne avec des amis. Elle se retire assez tôt sous prétexte qu'elle est fatiguée. Elle s'endort après avoir discuté avec sa femme de chambre. Le lendemain matin, vers huit heures, comme à l'habitude sa femme de chambre vient réveiller sa maîtresse. Il y a un affreux spectacle qui s'offre aux yeux de la jeune femme. "Le plancher de la chambre, rapporte une gazette de l'époque, était parsemé de grosses taches d'apparence humide et gluante, tandis qu'un liquide gras, jaunâtre, écœurant, coulait le long de la fenêtre, emplissant la pièce d'une odeur répugnante". Tout était littéralement couvert de suie. Cependant, le lit n'avait pas été brûlé et les draps dépareillés indiquaient que la Comtesse Bandi avait eu le temps de se lever. Elle gisait à 1 mètre du lit. Tout ce qui restait d'elle c'était un petit tas de cendre. Elle était en position assise, l'avant-corps couché sur ces jambes. Ses deux jambes sont restées intactes toujours avec leur collant de soie et une moitié de boîte crânienne. Le reste avait semblé brûler.

    Les policiers, les médecins ainsi que ses amis qui se sont rendus sur les lieux ont été incapables d'expliquer ce qui était arrivé à la comtesse. Le coroner a écrit dans son rapport : "un feu mystérieux semble s'être allumé spontanément dans la poitrine de la comtesse". C'était la seule conclusion qu'il put déduire et il ferma le dossier.

    Accusé de meurtre

    En 1725, à Reims, un aubergiste du nom de Jean Millet passe en jugement. On l'accuse d'avoir tué sa femme en la brûlant dans la cheminée. Il n'en restait plus qu'une partie de la tête et quelques vertèbres, à une trentaine de centimètres du foyer. Quarante-cinq centimètres de plancher avaient brûlé à l'emplacement du corps, mais un pétrin et un saloir, placés à proximité, étaient intacts.

    Lecat, un jeune docteur, réussit à convaincre les juges qu'il ne s'agit pas là d'un décès ordinaire. Les juges admettent l'existence d'une sorte de "feu justicier " lancé par Dieu pour châtier la femme de l'aubergiste, qui passait pour boire plus que de raison.

     

    Caen

     

    Toujours en France, à Caen cette fois, le 3 juin 1782, une vieille demoiselle disparaît en fumée. Mérille, le chirurgien chargé d'examiner l'affaire, écrit : " Le sommet de la tête gisait sur un des chenets, à quarante-cinq centimètres du feu. Le reste du corps gisait de travers, en face de la cheminée, et n'était plus qu'une masse de cendres. Même les os les plus solides avaient perdu leurs formes et leur consistance. On retrouva le pied droit entier, mais roussi.

    Bien que ce fut une journée froide, il n'y avait dans le foyer que deux ou trois morceaux de bois brûlés. Le rapport du chirurgien Mérille est formel : " Pas un meuble de l'appartement n'était endommagé. On retrouva la chaise sur laquelle elle était assise, intacte, à une cinquantaine de centimètres. Le corps s'était consumé en moins de sept heures, bien que rien d'autre que les vêtements n'ait été calciné ". 

     " Honnêtement, il ajoute que, dans la journée qui a précédé la disparition de Mlle Thaus, des témoins ont vu celle-ci absorber plusieurs litres de vin et un litre de cognac.

     

    Cas récents 1998 et 1999

    Mardi (26/01/99) matin, les sapeurs-pompiers ont eu en effet la surprise de découvrir le cadavre à moitié carbonisé d'une octogénaire... sans constater la moindre trace d'incendie dans son appartement parisien. Alors que son thorax et ses bras portaient les stigmates d'un feu très violent, ni les tapis, ni les tapisseries, ni même un tas de papiers posé à côté d'elle n'avaient brûlé.

    Il n'en a pas fallu plus pour qu'en l'absence d'un quelconque signe de malveillance, on reparle d'auto-combustion humaine. Un ou deux cas sont signalés chaque année en France : le 17 novembre 1998, les cendres d'une femme de 67 ans étaient découvertes près d'une chaussure contenant un bout de tibia dans une ferme, près de Honfleur (Calvados).

     

    Odeur de brûlé

     

    Un jour de 1885, en Floride, dans un village nommé Saint Petersburg, Mme Thomason rend visite à Mme Reeser, une de ses locataires. Inquiète de ne pas avoir de réponse en frappant à la porte, et alertée par une odeur de brûlé, elle appelle les pompiers. Ceux-ci enfoncent la porte et trouvent l'appartement intact. Avec, au milieu du salon, un point de combustion : un gros fauteuil a complètement brûlé, une tache noire salit le plafond, et le tapis est carbonisé. De Mme Reeser, il ne reste qu'une tête calcinée, réduite aux dimensions d'une balle de tennis, une vertèbre et un morceau de pied. Les médecins légistes ne peuvent pas expliquer le phénomène et classent l'affaire.

     

     Étranges coïncidences

    Toujours plus extraordinaire : la journée du 7 avril 1958 restera gravée dans les annales des combustions humaines. Ce jour-là, près des côtes irlandaises, un des marins du cargo Ulrich constate avec effroi qu'il n'y a plus personne à la barre du bateau qui menace de s'abîmer sur les récifs. Il découvre alors à la place de l'homme de barre un petit tas de cendres et sa paire de chaussures calcinées et pourtant les conditions météo parfaites, excluent l'hypothèse du coup de foudre soudain.
    Étrangement, la même journée aux environs d'Upton by Chester, en Grande Bretagne, les policiers remarquent un camion renversé dans un fossé, sur le siège du conducteur on trouvera juste un peu de cendres grasses et quelques ossements, ce sont les restes d'un certain Georges Turner et surprenant détail : les coussins du camion paraissent à peine roussis ! Ce même 7 avril, aux Pays Bas, un étudiant de la ville de Nimegue est découvert réduit à l'état de cendres dans sa voiture, brûlé, selon le rapport de police "au-delà de toute possibilité d'identification". Et pourtant le réservoir d'essence est intact.
    Bizarrement dans ce triple cas de combustion, l'homme de barre du cargo Ulrich était très précisément à la même distance (547km) que Turner, le camionneur d'Upton By Chester, qui était lui-même, à équidistance de l'étudiant hollandais...

     

    Verre fondu

     

    Le 17 juin 1971, en France, près d'Arci sur Aube, les gendarmes ont eu la stupeur de retrouver l'occupant d'une voiture, Léon Eveil, réduit à l'état de cendres. La chaleur de son auto-combustion avait fait fondre le pare-brise. Normalement, une voiture en flammes atteint à peu près 700°C. Pour faire fondre du verre, il faut une chaleur d'au moins 1100 °C !

     

    Survivante

     

    En l904, en Angleterre, près de Grimsby, un fermier sauve sa servante d'une combustion humaine spontanée dont elle était pratiquement inconsciente.

     

    Son récit est inquiétant : " Notre servante balayait la cuisine, a-t-il raconté au journal local. Un petit feu brûlait dans la cheminée, mais elle était à l'autre bout de la pièce et ne s'était pas du tout approchée du foyer. Je suis arrivé dans la cuisine à l'improviste. Le dos de sa robe était en feu. Pourtant, elle continuait à balayer. Elle ne se retourna que quand je me mis à crier; " La jeune femme était manifestement en train de brûler depuis un moment : ses blessures ultérieures en ont témoigné.

     

    Voici les nombreuses hypothèses faites sur les causes des combustions spontanées

    Alcool

    Plusieurs on émit l’hypothèse selon laquelle ces cas de combustion humaine spontanée s'expliquaient par l'état d'imbibation alcoolique particulièrement prononcé des victimes. Une étincelle suffirait alors à les enflammer. Pourtant de nombreux cas de combustion spontanée concernent des personnes qui ne buvaient jamais. De plus, il a été prouvé expérimentalement que la chair imbibée d'alcool cesse de brûler quand il ne reste plus d'alcool.

    Feu divin

    Certains se sont intéressés au phénomène d'hyperthermie du corps humain, fréquemment évoqué dans la vie des saints. On trouve ainsi de nombreux témoignages d'élévations extraordinaires de température qui seraient dues pour les scientifiques, à un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Lors de transports extatiques les mystiques se sentent bouillir et ont du mal à supporter leurs vêtements, ainsi Saint Stanislas déambulait en plein hiver à moitié nu, en s'écriant "je brûle". Même allusion à la "grande flamme brûlante de l'amour divin" chez Saint Philippe de Néri : pendant qu'il disait la messe, des témoins rapportent avoir observé des étincelles entourant son visage et le saint prétendait souffrir d'une fièvre dévorante. Autre épisode marquant de sa vie spirituelle : la venue en 1544 du Saint Esprit sous la forme d'un globe de feu, une apparition provoquant chez lui une telle chaleur qu'il dut se jeter sur le sol glacial pour essayer de se rafraîchir.

     L'histoire d'une des carmélites du couvent de Fasano est identique : elle observe l'apparition d'un étrange halo de feu qui descend sur elle et brûlera sa chemise, provoquant son évanouissement. L'absorption d'eau provoquait dans le corps de la sainte napolitaine Maria Villani un bruit de sifflement pareil à celui d'un liquide tombant sur une plaque de fer chauffée au rouge. Au moment de l'autopsie de son corps, une fumée âcre s'est dégagée d'elle et le chirurgien, quand il mit le coeur dans sa main, se brûla et dut s'y reprendre à deux fois.

    Magnétisme

    En revanche, l'hypothèse magnétique paraît être une des plus sérieuses avancées: les observateurs ont remarqué que les cas de combustions humaines spontanées augmentent quand la courbe géomagnétique de la terre est à son apogée, cette courbe se modifie en fonction de l'activité solaire.

    Les boules de feu

    Dans les cas étudiés il apparaîtrait que les combustions proviendraient de l'interaction complexe entre l'état physique d'un individu et certaines conditions astronomiques particulières. Une explication retenue par plusieurs physiciens pour qui l'apparition de boules de feu coïncide avec les combustions humaines observées. Ces boules pourraient donc dégager une énergie colossale (produisant des ondes radio semblables à celle d'un four à micro ondes) cela expliquerait mieux pourquoi on retrouve des gens réduits à l'état de cendres dans leurs vêtements intacts.

    Feu suicidaire

    On connaît deux exemples de combustion spontanée qui coïncident avec des tentatives de suicide. Ils sont inexplicables, sauf si l'on admet que les victimes ont brûlé parce qu'elles avaient renoncé à la vie. Le 13 décembre 1959, Billy Peterson, vingt-sept ans, décide d'en finir avec la vie en s'asphyxiant au gaz d'échappement, qu'il détourne du moteur vers l'intérieur de sa voiture. Retrouvé un peu plus tard, son état physique inquiétera les enquêteurs : alors qu'il était brûlé au troisième degré, ses vêtements et ses sous-vêtements étaient presque intacts; Le l8 septembre 1952, Glen Denney, quarante-six ans, se suicide en se tranchant les poignets. On l'a retrouvé carbonisé, alors que rien n'avait brûlé dans la pièce. " Le corps a pris feu pour une raison inconnue, alors qu'il tentait de se suicider ", a conclu le rapport des policiers.

    Ces victimes en renonçant à la vie, par misère ou par désespoir, pourraient relâcher, dans une sorte de conflagration fatale, les énergies physiques et psychiques de leur corps. Ce serait donc une sorte de suicide psychique qui serait à la base des combustions humaines spontanées.


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