• Fin Tragique comme pour le reste de sa Famille...

    Fin Tragique comme pour le reste de sa Famille...

    Fin Tragique comme pour le reste de sa Famille...
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    Nuit du 16 au 17 juillet 1918, Iékaterinbourg

    "Quand le groupe entra, je dis aux Romanov que compte tenu du fait que leur famille pousuivait ses attaques contre la Russie soviétique, le Comité exécutif du Soviet de l'Oural avait décidé de les fusiller. Nicolas tourna le dos au peloton et se plaça en face de sa famille. Puis, comme s'il tentait de reprendre ses esprits, il se retourna en demandant : « Quoi ? Quoi ? » . Je répétai rapidement ce que j'avais dit et ordonnai au peloton de se préparer. Auparavant on avait dit à ces soldats de viser droit au cœur pour éviter une grande effusion de sang et pour en finir plus vite. Nicolas n'ajouta rien. Il se tourna à nouveau vers sa famille. Les autres poussèrent quelques exclamations incohérentes. Toute la scène dura quelques secondes. Puis le tir commença qui se poursuivit pendant deux ou trois minute. Je tuai Nicolas sur le coup."

    On sait, par des témoins oculaires, que l'impératrice et l'une de ses filles eurent tout juste le temps de se signer : elles aussi moururent instantanément. La fusillade se fit désordonnée comme les gardes vidaient leurs revolvers : selon Yourovsky, les balles ricochant sur les murs et sur le sol volaient à travers la pièce comme de la grêle. Les jeunes filles hurlaient. Frappé par les balles, Alexis tomba de sa chaise. Kharitonov s'assit et mourut. La tâche n'était pas facile. Yourovsky avait attribué une victime à chacun des membres du peloton d'exécution et ils devaient viser droit au cœur.

    Pourtant six des victimes - Alexis, trois des jeunes filles, Demidova et Botkine - étaient encore vivantes lorsque les salves s'arrêtèrent. Alexis gisait, râlant, dans une mare de sang. Yourovsky l'acheva de deux balles dans la tête ; Demidova opposa une défense acharnée avec ses oreillers dont l'un contenait la boîte de métal, mais elle finit par tomber elle aussi, transpercée de plusieurs coups de baïonnette. « Lorsqu'on frappa au cœur l'une des jeunes filles, la baïonnette ne parvint pas à transpercer le corset », se plaignit Yourovsky.

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