• Le cannibale japonais ISSEI SAGAWA

    Le cannibale japonais ISSEI SAGAWA

    Le cannibale japonais     ISSEI    SAGAWA
    <div-container></div-container> <div-container></div-container>arienae a écrit : "C'était un jeune japonais, étudiant à la Sorbonne, spécialiste de Shakespeare et de Kawabata. En juin 1981, il invita une amie Hollandaise âgée de vingt-cinq ans dans son studio parisien, et la pria de lui lire à haute voix un des plus beaux poèmes de l'expressionnisme allemand, Abend de Johannes Becher. Après la lecture, il l'abattit d'un coup de fusil, la dépeça et pendant trois jours goûta aux différentes parties de son anatomie.

    Il découpa les restes du cadavre et tenta de s'en débarrasser dans le lac du bois de Boulogne. A la suite de quoi, il fut rapidement arrêté, puis incarcéré à la prison de la Santé où son père, un riche industriel, lui apporta Crimes et Châtiments de Dostoïevski. Suivant l'avis de trois experts psychiatres, le juge Bruguière prononça le 30 mars 1983 une ordonnance de non-lieu. Le cas Sagawa ne relevant pas, pour les Français, de la justice, mais de la psychiatrie.

    Au Japon, en revanche, où il retourna en toute légalité, les psychiatres le trouvèrent "normal", et il fut rapidement relaché, notamment grâce aux relations de sa famille. "Quant à ses compatriotes, écrit Patrick Duval, ils l'accueillent comme une sorte de champion de l'horreur, un phénomène digne du livre des records". Auréolé de cette gloire inattendue, Sagawa a commenté pour la presse les faits divers les plus macabres, a tourné dans des films porno, a fait de la publicité pour des restaurants de viande, a peint et écrit des livres aux titres évocateurs : "J'aimerais être mangé", "Excusez-moi d'être en vie" ou "Ceux que j'ai envie de tuer".

    Il déclara récemment à la télévision allemande: "L'esprit japonais est très différent du reste du monde. Les Japonais oublient au fur et à mesure que la société change. Les Européens, eux, n'oublient jamais. Alors qu'au Japon, je suis devenu un clown, ici en Europe, je reste un cannibale. D'un côté, dit-il encore, je regrette d'avoir tué Renée, mais de l'autre, j'avais raison: C'était vraiment bon."

    Il se pourrait, parce que les meurtres sont si rares au Japon, que le public ait le luxe d'accorder à ses plus terribles meurtriers un statut de quasi-célébrités.

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