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Pour tous ceux qui sont fans du paranormal, d'histoires mystérieuses ... voici un blog qui va vous intéressé !!

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Feux spontanés

Feux spontanés
 




Un des premiers ouvrages scientifiques traitant de la combustion spontanée du corps humain est l’ouvrage intitulé «Incendiis Corporis Humani Spontaneis» paru en 1763 en Hollande.
Contrairement à une idée très répandue, cette mort étrange et fulgurante ne touche pas que des personnes âgées, dépressives ou solitaires : on connaît au moins deux cas de jeunes filles décédées dans des lieux publics alors qu’elles s’amusaient. Michael Harrisson signale même un cas particulièrement choquant puisque la victime était un bébé de 11 mois.
Le cas de Mary Reeser est célèbre pour plusieurs raisons. D’abord parce que le FBI s’est occupé de l’affaire (il s’agissait de la première enquête contemporaine). Ensuite, à cause d’une méprise : les restes de la victime furent réduits à un conglomérat de cendres si restreint qu’on la crût tout d’abord absente du lieu du drame. A ces deux particularités s’ajoute un détail qui semble issu d’un film fantastique : les premières personnes arrivées sur les lieux constatèrent que le bouton de la porte de l’appartement était trop chaud pour qu’on puisse y porter la main (c’est à cause de ce fait insolite et inquiétant que l’alerte fut donnée). Mais l’élément le plus singulier est probablement l’extraordinaire transformation de la tête de Mary Reeser. Son crâne fut en effet réduit à la taille d’un pamplemousse. Cette réduction est incompréhensible : un crâne humain a d’ordinaire tendance à se dilater lorsqu’il est soumis à une forte chaleur.
On a pris l’habitude d’écrire que les corps sont réduits à «un tas» de cendres. C’est inexact : les restes carbonisés gardent assez nettement la forme des viscères et des tissus touchés. Cette vision est beaucoup plus choquante que s’il s'agissait d’un tas de cendres informe (cela arrive dans certains cas, il s’agit alors de calcination).
Voir dans la consommation immodérée d’alcool la cause de ce phénomène est un mythe qui ne repose sur aucune réalité. Des expériences réalisées sur un foetus humain et sur des cadavres d’animaux ayant subi une longue imprégnation d’alcool pur l’ont clairement démontré : ils n’ont brûlé que superficiellement lorsqu’on leur a mis le feu. Le souvenir que je garde de ce genre d’expérience est particulièrement pénible.
Une des choses surprenantes que l’on constate lors des attaques dramatiques de ces feux anormaux -en dehors de leur rayon d’action circonscrit à une zone très limitée- est le fait que des matières d’ordinaire ininflammables brûlent intensément. Comme d’autres personnes intriguées par ce phénomène, j’ai tenté sans succès de faire flamber des matelas. Ils ne s’enflamment pas, mais se consument lentement --à petit feu- quel que soit le matériau qu’ils renferment. Chose plus surprenante encore, des témoins dignes de foi ont signalé des feux spontanés ayant consumé des matériaux (journaux, coussins) imbibés d’eau.
Une des scènes les plus éprouvantes vécue par les enquêteurs de ce genre de drame s’est passée en juin 1990 au Pays de Galles (dans la petite ville minière de Ebbw Vale, comté de Glamorgan). La pièce où ils entrèrent était baignée par une insolite clarté orange. Ils en découvrirent vite la terrible raison : l’ampoule électrique restée allumée au dessus des restes carbonisés de la victime était recouverte d’une couche de chair humaine vaporisée.
Le livre de Michael Harrisson «Fire from Heaven» fait autorité en la matière. Il est le résultat d’un remarquable travail et contient une importante documentation. Mais il comporte aussi des hypothèses et déductions très contestables. Harrisson ne voit que deux explications possibles à l’origine du feu : soit «une intention personnelle» (un suicide conscient ou inconscient), soit une défaillance mécanique du système de régulation de la température. Il ne nous dit pas où le corps humain puiserait l’énergie nécessaire à la carbonisation d’une masse de chair et d’os de 70 kilos constituée à 62 % d’eau. Les connexions qui sont faites entre la combustion spontanée, la télépathie et les danses rituelles sont plus que fragiles. L’hypothèse selon laquelle la production de méthane par certains cancers du tube digestif pourrait présenter un danger n’offre pas d’intérêt (l’intestin produit de toute façon du méthane en dehors de toute tumeur maligne). La théorie de l’énergie électrostatique humaine a encore moins de sens : elle suppose que les cellules musculaires, présentant des analogies avec les accumulateurs (ce qui est vrai), sont dans certaines conditions capables d’atteindre une température élevée (entre 1500 et 2000° pour les cas extrêmes). Dans cette éventualité, la fragilité des cellules ne leur permettrait pas de supporter une chaleur aussi intense plus de quelques secondes et le processus de destruction s’arrêterait de lui-même. Il n’y aurait pas carbonisation mais seulement caléfaction (dans les cas les plus avancés : simple cuisson). Quand à la sélection sociale que semble opérer ce feu si particulier et qui intrigue tant l’auteur, elle n’est qu’illusoire : il y a dans nos sociétés moins de bourgeois que de prolétaires.
Une série de feux peu ordinaires a touché il y a deux ans une ville française de vingt-deux mille habitants qui est un peu la capitale du jouet : Moirans-en-Montagne. L’affaire, qui a fait deux morts et tenu la région en haleine pendant deux mois, est classée puisqu’un pyromane a été désigné comme auteur des incendies. Bien des détails et des faits restent cependant obscurs, à commencer par la personnalité de l’incendiaire, sorte de coupable idéal, incapable de se défendre et de donner les raisons de ses actes. Un expert psychiatre a dit de lui une phrase particulièrement dure qui a été reprise dans un journal local : «C’est un rien dans lequel il n’y a rien».
Voici les principaux éléments auxquels n’ont pas été apporté de réponse :

1 - Les pompiers ont été surpris par une chaleur qui leur a paru anormale. Ils n’ont pas compris comment des feux éteints très rapidement ont eu le temps d’atteindre la température nécessaire à la fonte d’objets en cuivre ou en laiton (comme des robinets).

2 - Dans un des incendies, ils ont noté que l’eau s’évaporait au dessus des flammes et que le plâtre des murs fondait (dans le livre «Medical Jurisprudence» publié à Londres en 1838, on trouve déjà mentionnée cette particularité : «l’eau n’éteint pas les feux spontanés mais au contraire les fortifie») .

3 - Les feux ont fait -en très peu de temps-éclater des tuyauteries contenant de l’eau.

4 - Des flammes ont été vues se dirigeant contre le vent.

5 - Les cibles de ces feux étaient insolites : le pied d’un lit, une couverture posée sur un vieux poste de télévision (qui lui n’a pas été touché), l’emballage d’un sac de ciment, un autre poste de télévision (qui n’était pas branché), etc.

6 - Ils ne s’étendaient pas au-delà de leur point d’attaque et négligeaient de consumer des objets inflammables se trouvant dans leur rayon d’action.

Ces événements en eu lieu entre janvier et février 1996, mais auparavant, dans le même quartier, une plaque de cuivre marquée «Propriété privée» avait pris feu sans raison en juillet 1995. Fixée sur un poteau, loin de toute source de chaleur et de tout dispositif électrique, elle a brûlé si intensément qu’elle a en partie fondu.
Pascal Raffin, l’homme qui a été incarcéré, est sûrement à l’origine d’un certain nombre de ces incendies. Il a reconnu être l’auteur de treize d’entre eux, et la technique qu’il a décrite est efficace. Mais les questions qui demeurent sans réponse nous autorisent à nous demander si ce pyromane (qui a été plusieurs fois dépeint comme un idiot de village) n’a pas involontairement -et inconsciemment- collaboré à une fantasmagorie à laquelle il était étranger

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