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Pour tous ceux qui sont fans du paranormal, d'histoires mystérieuses ... voici un blog qui va vous intéressé !!

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L’Auberge de l’Autruche

auberge autrucheSelon un texte de Miles Crispin datant du 12ème siècle, les premières fondations de l’Auberge datent de 1106, lorsque Henry I était sur le trône. L’auberge revendique le titre de la quatrième plus ancienne auberge d’Angleterre. Elle était initialement nommée l’Hospice mais son nom dériva au cours des siècles pour finalement se nommer, l’Autruche (Ostrisch).

Cette auberge dans le village de Colnbrook était un lieu de repos pour les voyageurs et les marchants, un lieu de salut de l’âme dans ce monde ou dans le suivant comme on aimait le dire à l’époque. Le village de Colnbrook était autrefois une halte importante sur la route principale entre Londres et Bath., qui plus tard devint tristement célèbre sous le nom de « Crane » dans l’un des premiers livres de fiction anglais La Plaisante Histoire de Thomas of Reading écrit entre 1597 et 1600 par Thomas Deloney, un tisseur de soie de Norwich.

Comme beaucoup de bâtiments historiques, l’Autruche a eu sa juste part de meurtres et l’on dit que plus de 60 ont été commis ici. Les plus célèbres de tous furent ceux commis au 13ème siècle par le propriétaire de l’époque, M. Jarman, qui avec son épouse firent de gros profits en assassinant leurs hôtes. En effet, voyageurs et marchands faisaient souvent halte à l’auberge pour se préparer avant de se présenter à la cour du château de Windsor. Bon nombre de ces personnes transportaient d’importantes sommes d’argent.

Jarman choisissait des voyageurs solitaires et leur servait de grandes quantités de bière, avant de leur attribuer la meilleure chambre de l’auberge, celle au dessus de la cuisine… Lorsqu’il était certain que sa victime était endormie, il enlevait deux boulons au plafond de la cuisine ce qui déclenchait l’inclinaison du lit à 45 degrés, laissant ainsi tomber le malheureux dans une cuve de graisse bouillante. Jarman n’avait plus qu’à voler les biens de ses victimes et de revendre leur cheval aux gitans locaux. Les restes des victimes étaient jetés dans une rivière à proximité.

Les propriétaires de l’auberge auraient grandement profité de cette activité et avaient échappés à la suspicion des habitants du village pendant plusieurs années. On prétend que l’auberge serait hantée par le fantôme de sa dernière victime Thomas Cole, ce qui est très peu probable car Thomas Cole est le personnage de fiction dans le livre mentionné plus haut écrit par Deloney. Ce dernier écrivit que le cheval de Cole s’échappa de l’écurie de l’auberge et s’arrêta dans un champ non loin de là, appréciant la compagnie d’une jument. Un fermier toutefois nota la présence de ce cheval dans son champ et se rendit à l’auberge afin de le rendre à son propriétaire. Mais en chemin le fermier rencontra les domestiques de Cole envoyés par la femme de celui-ci, qui reconnurent la monture. Dès lors tous se rendirent à l’auberge pour rendre le cheval. En voyant tout ce monde s’approcher Jarman pensa qu’il était démasqué et s’enfuit. Sa femme cependant fut capturée, avoua avoir dessiné les plans du lit meurtrier dont son mari avait construit le mécanisme. Jarman fut appréhendé dans la forêt de Windsor et lui et sa femme furent accusés de 15 meurtres, bien qu’il confessa plus tard au geôlier qu’il avait assassiné plus de soixante personnes. Tous deux furent pendus.

Il est peu probable que Deloney est inventé cette histoire compte tenu des ses nombreux voyages en tant qu’artisan. Il est très vraisemblable que Deloney eu vent du procès ou ait entendu une rumeur locale. Deloney lui-même donne un exemple de ces commérages dans le chapitre 12 lorsque les femmes des environs discutent de la sordide découverte :

-         ‘Oh mon Dieu, comment ont-ils procédés, le savez-vous ? ‘, dit l’une d’elle

-         ‘J’ai lu qu’il fût ébouillanté vif ! Fût-il grillé ? ‘

-         ‘En fait, j’ai entendu dire qu’il avait été tué à Londres puis transporté jusqu’à l’auberge où il fut servit aux clients à la place du porc !’

-         ‘Non voisine, interrompit une autre, ce n’est pas à Londres que ça c’est produit, mais dans un endroit appelé Colebrocke. Mais il est vrai qu’il servait ses victimes dans des tartes qu’il faisait goûter d’abord à son personnel !’, affirma une autre.

La rumeur ici parodiée ressemble fortement au conte de Sweeney Todd, dont l’histoire se déroule en France au cours du 19ème siècle. Ceci laisse suggérer que les meurtres de Colnbrook furent adaptés plus tard outre-manche. Toutefois, la peur de voyager était courante à l’époque, justifiée par d’horribles faits divers impliquant des propriétaires d’auberge malhonnêtes, comme à  bleubury où l’on retrouva plusieurs restes humains dans le verger avoisinant une auberge.

De nombreux membres du personnel de l’auberge de l’Autruche ont fait la rencontre de fantômes qui auraient tendance à se localiser dans le restaurant à l’étage où les meurtres d’origine eurent lieu. Mark Bourne, le gérant, explique qu’il était un sceptique, avant qu’il commence à travailler à l’auberge de l’Autruche, « Bruits étranges, figures fantomatiques et objets bougeant tous seuls sont monnaie courante lors d’une journée de travail à l’Autruche… ».

Une femme en robe victorienne a aussi été aperçue, ainsi que différentes ombres dans les couloirs à l’étage. Des bruits inexpliqués sont souvent entendus et les femmes de ménage ouvrent parfois des chambres verrouillées pour y trouver les lumières et les équipements électriques allumés. Dans certains endroits on peut même avoir un fort sentiment de désespoir et des zones froides sont localisées dans les toilettes des dames, qui était auparavant le garde-manger, endroit où Jarman stockait les corps de ses victimes…

 

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