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LE CANNIBALISME CRIMINEL
Il existe quatre formes principales de cannibalisme criminel :
▶ Le cannibalisme sexuel
▶ Le cannibalisme d'agression
▶ Le cannibalisme spirituel et rituel
▶ Le cannibalisme épicurien / nutritionnel
Ces différents aspects se superposent considérablement. Une personne peut consommer de la chair humaine pour différentes raisons, pour atteindre un sentiment de pouvoir et de contrôle (cannibalisme d'agression), une autre peut trouver son goût agréable (cannibalisme épicurien / nutritionnel), et une autre peut s'adonner au cannibalisme pour atteindre une affinité spirituelle plus élevée avec la personne qu'elle mange, tout en éprouvant un plaisir sexuel intense.
▶ Le cannibalisme sexuel :
Il est considéré comme un désordre psycho-sexuel, ce qui implique que la personne sexualise la consommation de la chair d'un autre. Cela ne suggère pas nécessairement que le cannibale éprouve un orgasme uniquement en mangeant de la chair humaine, mais que cet acte peut aussi libérer une frustration sexuelle ou une colère rentrée. Le cannibalisme est envisagé comme une forme de sadisme sexuel et est souvent associé à des actes de nécrophilie.
Andrei Chikatilo, Albert Fish, Armin Meiwes et Jeffrey Dahmer sont des cannibales sexuels.
▶ Dans les années 1920, l'américain Albert Fish, malgré son âge avancé, a violé, assassiné et dévoré plusieurs enfants. Fish était un cannibale sexuel dans le sens propre du terme et affirmait avoir éprouvé un énorme plaisir sexuel lorsqu'il mangeait un enfant, mais aussi quand il s'imaginait en train de le faire. Il a même écrit une lettre à la mère de l'une de ses victimes pour lui expliquer combien sa fille avait été succulente !
▶ Andrei Chikatilo, un instituteur ukrainien père de deux enfants, a assassiné des femmes et de nombreux enfants. Il était impuissant et ne pouvait obtenir une satisfaction sexuelle qu'en torturant et en assassinant des enfants. Il les mutilait puis consommait la chair de ses victimes, notamment les seins et les organes sexuels. Il est possible qu'il ait également ressenti un plaisir sexuel en mangeant ses victimes. Chikatilo affirmait être dégoûté par les soi-disant "mœurs relâchées" de ses innocentes victimes...
▶ Un autre exemple de cannibalisme, plus récent, est celui de l'Allemand Armin Meiwes, de Rotenbourg. En mars 2001, Meiwes a publié une annonce sur internet, indiquant qu'il cherchait un bel homme entre 18 et 30 ans, "désirant être mangé". À sa propre surprise, un ingénieur de 42 ans originaire de Berlin, Bernd Juergen Brandes, a répondu à son offre et s'est rendu à Rotenbourg pour le rencontrer. Ils ont discuté et ont décidé de couper le pénis de Brandes, qu'ils ont flambé et frit dans une poêle. Puis, Meiwes et Brandes l'ont mangé ensemble. Meiwes a ensuite tué l'ingénieur, coupé des morceaux de son corps qu'il a congelé, et a enterré le reste dans son jardin. Selon l'agence Reuters, la police a expliqué que cet acte avait pour base "des tendances cannibales et homosexuelles partagées par les deux hommes". Meiwes a été inculpé de meurtre "pour obtenir un plaisir sexuel" (et non de cannibalisme), reconnu coupable et condamné à 8 ans et demi de prison.
▶ Jeffrey Dahmer était également un cannibale sexuel. Il a admis les meurtres, mutilations et viols de 17 jeunes hommes, qu'il a parfois mangés. Il dévorait plus particulièrement leur cœur, pensant que ses victimes pourraient ainsi revivre en lui.
Certaines personnes affirmant s'être livrées au cannibalisme ont parlé d'un sentiment d'euphorie et/ou de stimulation sexuelle intense alors qu'ils consommaient de la chair humaine. Selon Lesley Hensel, auteur de "Cannibalism as a Sexual Disorder", manger de la chair humaine peut augmenter le niveau de vitamine A et d'aminoacides dans le corps, ce qui entraîne une réaction chimique dans le sang et le cerveau. Cette réaction pourrait provoquer les états "altérés" que certains cannibales affirment avoir vécu. Cette théorie n'a toutefois pas été prouvée scientifiquement.
Le psychologue Steven Scher a mené l'une des rares études sur le sexe et le cannibalisme, à l'Université de l'Illinois en 2002. Durant cette étude, on demandait à plusieurs groupes de personnes de répondre à des questions concernant le cannibalisme et l'intérêt sexuel. Les résultats de cette étude ont montré que les gens ont plutôt tendance à manger quelqu'un qui les attire sexuellement. Cela suggère qu'il pourrait exister une composante sexuelle significative dans la pratique du cannibalisme.
Parfois, à la motivation sexuelle vient s'ajouter un gain bassement financier.
L'allemand Fritz Haarman (qui n'était pas cannibale, mais était un sadique sexuel) a assassiné une cinquantaine de garçons pauvres et sans logis, entre 1918 et 1924. Il les a attirés chez lui en leur promettant à manger ou à boire, puis les a violés, mordus à la gorge, battus et assassinés. Il les a ensuite découpés en morceaux, qu'il a vendus au marché noir comme étant "du porc" ou "du cheval"...
Georges Grossmann a agi à la même époque, de la même manière, avec des jeunes femmes. Il a été arrêté en 1921.
Entre 1921 et 1924, Karl Denke a assassiné des vagabonds - hommes et femmes - qui passaient par Munsterberg, en Silésie (à présent Ziebice, en Pologne), et qu'il "invitait gentiment " dans sa pension. Il a découpé leurs corps en morceaux qu'il a salés, puis les a mangés peu à peu... et en a parfois proposé à ses locataires.